disque

Que ça soit pour nettoyer un disque dur avant de le vendre ou pour monter une image système sur une clé USB, des outils simples mais très efficaces existent. Ce tutoriel vous expliquera tout ce qu’il faut savoir afin d’éclaircir les termes tels que formatage et images !

Définitions

Avant de continuer, il est important que comprendre le vocabulaire qui sera utilisé tout au long des explications, voici donc un dictionnaire des mots les plus courants:

Format : ou système de fichiers dans le cas des support de stockage. C’est ce qui permet à un système d’exploitation de savoir comme utiliser les données d’un support de stockage.
Sur Windows les plus courants sont FAT32, exFAT et NTFS. Sur un système GNU/Linux c’est ext2, ext3 et ext4. Enfin sur MacOS c’est HFS+ et APFS.

Certains formats ne peuvent être lus par différents systèmes, vérifiez sur internet la compatibilité !

Il en existent bien d’autres et leurs différences sont dans la façon de stocker et d’organiser les informations sur le support comme le montre le tableau ci-dessous.

NomTaille
maximal
de fichier
Nombre
maximal
de fichier
Taille
maximale
des noms
de fichiers
Taille
maximale
de volume
FAT324Go> 250
millions
255
caractères
en UTF-16
2To (16To
en théorie)
exFAT128Po (16Eo en théorie)> 2 millions par
répertoires
255
caractères
en UTF-16
128Po
NTFS16To (16Eo
en théorie)
> 4 milliards255
caractères
en UTF-16
256To (16Eo
en théorie)
ext2 16Go à 2Tovariable255
caractères
2To à 32To
ext316Go à 2Tovariable255 octets2To à 32To
ext416To> 4 milliards255 octets1Eo
HFS+8Eo> 4 milliards255
caractères
en UTF-16
8Eo
APFS8Eo2^63 255
caractères
en UTF-16
256To (8Eo
en théorie)

Formatage : c’est l’action de formater le support avec un système de fichier afin qu’il soit reconnus par les systèmes d’exploitation.

Partition : est une partie logique d’un support de stockage. La taille et le nombre de partitions varient selon le système de fichiers utilisé.
Il existe trois types de partitions:
– Les primaires, sont celles qui sont inscrites directement dans la table de partition.
– Les étendues, sont des primaires qui servent à passer outre les limites du MBR en les transformant en contenant pour les partitions logiques.
– Les logiques (ou secondaires), sont celles qui sont contenues dans une partition étendues

Partitionnement : c’est l’action de diviser le support en partitions.

Table de partition: il en existe deux, MBR (Master Boot Record) et GPT (GUID Partition Table). C’est ce qui contient les informations sur les partitions du support. Ils sont contenus dans le secteur d’amorçage. 

MBR ne gère pas les disques de plus de 2To mais est supporté par tous les BIOS même les plus anciens. Il n’est possible de faire que 4 partitions primaires, pour faire plus de partitions il faudra alors faire de l’une des partitions primaires une partition étendue pour créer des partition logiques.

GPT lui est moins restrictif, la taille des disques dépendra du système d’exploitation et du système de fichiers utilisé. De plus vous pouvez faire autant de partition que votre système vous y autorisera. Cependant il n’est supporté que par les UEFI en version 64 bits pour être bootable, en deçà le support ne pourra être reconnut qu’en disque de données.

Bootable : se dit d’un support qui peut être détecté et lu par le BIOS lors du démarrage de l’ordinateur.

Image : est un ou plusieurs fichiers archives contenant la copie conforme d’un disque. Les formats d’images les plus populaires sont ISO et IMG/DMG. Cependant cette liste est loin d’être exhaustive.

Archive : est un fichier, compressé ou non, pouvant contenir des fichiers et des répertoires en concevant l’arborescence et les droits d’accès. Les formats les plus courants sont le RAR, ZIP, et TAR/TAR.GZ. Cette liste n’est pas exhaustive.

Compression : c’est l’action qui permet de réduire la taille d’un ensemble de données via différents types d’algorithme au prix d’un calcul. L’opération inverse est la décompression.

32Bits / 64Bits: c’est la largeur des registres d’un processeur. Un processeur 64bits peut exécuter des logiciels programmés pour un usage en 64bits et est compatible avec ceux programmés en 32bits. Cependant un processeur 32bits ne peut exécuter que des programmes en 32bits.

Formatage par logiciel

Avant de continuer, il est très important de faire une sauvegarde des données présentes sur le support car elles seront supprimées !

Rufus (Windows)

Rufus est un petit logiciel libre qui va formater et mettre l’image sur votre support de façon simplifiée. Il ne vous restera plus qu’à changer les paramètres pré-établis si ceux-ci ne vous conviennent pas. (Image 1)

interface de rufus
1 – Interface de Rufus

1 – Le périphérique qui sera formater et recevra l’image
2 – L’image et le type de démarrage voulu.
3 – Le type de table de partition
4 – Le type de BIOS de destination
5 – Le nom du périphérique une fois le formatage effectué
6 – Le format de fichier
7 – Le bouton qui lance le formatage

Etcher (Multi-plateforme)

Etcher est un logiciel libre lui aussi qui permet de copier des images sur des périphériques. L’avantage de celui-ci par rapport à Rufus est qu’il est multi-plateforme.

Il suffira de sélectionner l’image à copier (Image 2). Puis de choisir le support qui va la recevoir si ce n’est pas le bon, il est possible de le changer en cliquant sur Change (Image 3).
Enfin de cliquer sur Flash et d’attendre la fin de la procédure (Image 4).

interface etcher
2 – Interface d’Etcher
changement périphérique etcher
3 – Changement de périphérique
etcher formatage et copie image terminée
4 – Formatage et copie de l’image terminée

Formatage par ligne de commande

De plus, utilisez avec précaution les commandes qui vous seront présentées, celle-ci peuvent entrainer des pertes de données et/ou de votre système !

Formatage via DiskPart (Windows)

Pour formater sur Windows, il existe de base un petit outil très efficace permettant de le faire avec quelques commandes.

Branchez votre support à l’ordinateur si ce n’est pas encore fait. Dans la barre de recherche à côté de l’icône Windows, tapez diskpart et sélectionnez le résultat. (Image 5)

recherche diskpart
5 – Recherche diskpart

Il est possible que Windows vous demande si vous souhaitez ouvrir le logiciel, il faudra accepter et un invité de commande se sera ouvert. (Image 6)

interface de diskpart
6 – Interface de diskpart

Affichez la liste des supports disponibles avec la commande:

list disk

Tous les supports seront alors affichés. Si vous souhaitez afficher et traiter les volumes, il suffira de remplacer dans les commandes le mot disk par volume

Pour sélectionner le disque X, X désigne le numéro que vous aurez obtenu avec la commande précédente, faites:

select disk x

L’invité de commande vous répondra que le disque a bien été sélectionné.
Maintenant nous allons le nettoyer avec:

clean

L’opération va alors supprimer toutes les partitions ainsi que le format. Le support est donc “inutilisable” en l’état mais cela est normal.

Créez une partition avec:

create partition primary

Activez cette partition en tapant la commande:

active

Maintenant formatez la partition dans le format que vous souhaitez (FAT32, exFat ou NTFS) selon les caractéristiques de votre support et vos besoins:

format fs=ntfs quick

Enfin assignez votre partition:

assign

Et voilà, le formatage est fini. Si une erreur est survenue, n’hésitez pas à recommencer l’opération. (Image 7)

interface diskpart après formatage
7 – Interface de diskpart après formatage

Pour convertir la table de partition en MBR, juste après avoir nettoyé votre support, effectuez la commande:

convert mbr

Pour GPT ça sera:

convert gpt

Formatage via fdisk (Distributions GNU/Linux)

Ouvrez le terminal avec un compte ayant les droits d’administrateur:

sudo su

Pour afficher les différents disques, tapez la commande:

fdisk -l

Démontez le support avec, où XXX est celui que vous voulez formater :

umount /dev/XXX

Ensuite ouvrez fdisk sur le support :

fdisk /dev/XXX

Supprimez toutes les partitions en appuyant sur la lettre D du clavier.

Créez une nouvelle partition en appuyant sur la lettre N.

Désignez-la comme partition primaire en appuyant sur la lettre P.

Dites qu’il s’agit de la première partition en tapant le chiffre 1.

Validez sans rien écrire en appuyant sur Entrée pour accepter le premier cylindre par défaut.

Validez en tapant sur Entrée pour accepter le dernier cylindre par défaut.

Maintenant écrivez la table de partition en appuyant sur la lettre W.

Une fois terminé, refaites la commande pour démonter votre support, choisissez le format dans lequel vous voulez formater votre partition:

mkfs.ext3 /dev/XXX

Pour du ext3

mkfs.ext4 /dev/XXX

Pour du ext4

mkfs.vfat -F 32 /dev/XXX

Pour du FAT32

Formatage via diskutil (Mac OS)

Lancez le terminal, puis pour afficher les différents disques, tapez la commande:

diskutil list

Une fois que savez quel est votre disque, il vous suffira de faire la commande où YYY est le label du disque et XXX le disque en question:-

diskutil eraseDisk FAT32 YYY /dev/XXX

Notez que vous pouvez remplacer FAT32 par le format que vous souhaitez, tel que JHFS+, HFS+, exFAT etc.

Pour convertir en MBR (ou GPT), rajoutez le type de table de partition voulu devant le lecteur, comme ceci:

diskutil eraseDisk FAT32 YYY MBR /dev/XXX

Copie l’image

Une fois le formatage effectué, il vous suffira d’utiliser un gestionnaire d’archive, comme WinRAR ou 7Zip par exemple, pour explorer votre image.
Copiez puis collez les fichiers et les dossiers vers le support.
Une fois terminée, il ne vous reste plus qu’à utiliser votre support bootable !

Alexandre Badoux
Étudiant passionné des nouvelles technologies.

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